lundi 6 novembre 2017

J'apprends l'espagnol (29)

S'il t'a donné rendez-vous en bas de chez lui à la "parada", inutile de te costumer en pensant aller à une parade, un bal masqué ou une gay pride, il t'a juste donné rendez-vous à l'arrêt de bus. 

samedi 4 novembre 2017

Egalité salariale

Depuis hier, vendredi 3 novembre à 11h44, les femmes travaillent gratuitement. Plus précisément, si elles étaient payées à égalité avec les hommes, à cette date leur année de travail serait terminée. Ceci pour bien montrer la différence énorme qu'il y a entre la rétribution des hommes et des femmes, une façon de mettre en valeur la discrimination salariale dont elle font l'objet.

Ce que ne prend pas en compte cette date symbolique, c'est que bien sûr cet écart salarial concerne surtout le rapport avec l'homme blanc, celui que d'aucuns appellent le français de souche. Parce que le vendredi 3 novembre à 11h44, il y a longtemps que les hommes issus des minorités visibles ont fini de travailler. Mais ça on ne le dénoncera jamais puisque notre beau pays interdit les statistiques sur la base de la couleur de peau. Ainsi, impossible de dénoncer le racisme, puisque qu'a priori il n'existe pas et qu'on ne peut pas prouver la discrimination.

A titre d'exemple, je travaille dans une grosse entreprise du CAC40 dans une équipe où nous faisons tous le même travail, tous mes collègues sont cadres supérieurs, moi je ne suis que cadre (inférieur?). Evidemment mon salaire est inférieur à celui de mes collègues, y compris de mes collègues féminines. Soit je fais avec, soit je démissionne, c'est ma vie. Mais hier à 11h44, il y a longtemps que je travaillais gratuitement.

jeudi 2 novembre 2017

Louvre (8)

Visite de l'aile consacrée aux peintures d'Europe du Nord et à la peinture française. Comme d'habitude, ce sont les portraits qui m'arrêtent le plus, l'observation du soin apporté aux vêtements. J'ai toujours pensé que peindre de la dentelle devait être un réel défi, et je suis subjugué par ces deux portraits de femmes. Je me suis toujours demandé comment je m'y prendrais si je devais peindre une fraise. A travers tous ces tableaux, ce sont aussi les vêtements d'autres époques que je découvre, des époques où le vêtement était aussi un marqueur social.







mardi 31 octobre 2017

Les dix derniers films vus

Que Dios nos perdone, de Rodrigo Sorogoyen. Avec Antonio de la Torre, Roberto Alamo, Raul Prieto
Lola Pater, de Nadir Moknèche. Avec Fanny Ardant, Tewfi Jallab, Nadia Kaci
Summertime, de Gabriele Muccino. Avec Matilda Lutz, Brando Pacitto, Taylor Frey, Joseph Haro
Song to Song, de Terrence Malick. Avec Ryan Gosling, Michael Fassbender, Rooney Mara
120 battements, de Robin Campillo. Avec Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois, Antoine Reinartz
Barbara, de et avec Mathieu Amalric. Avec Jeanne Balibar, Aurore Clément, Grégoire Colin
L'un dans l'autre, de Bruno Chiche. Avec Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt, Aure Atika
Confident royal, de Stephen Frears. Avec Judi Dench, Ali Fazal, Olivia Williams, Fenella Woolgar
Le sens de la fête, de Eric Toledano & Olivier Nakache. Avec Jean-Pierre Bacri, Eye Haidara
Numéro Une, de Tonie Marshall. Avec Emmanuelle Devos, Suzanne Clément, Anne Azoulay

lundi 30 octobre 2017

Heure d'hiver

Changement d'heure, tous les ans à la même époque on nous sort ce reportage de l'éleveur qui va te dire que ça perturbe la traite des vaches et tous les ans ça m'énerve d'entendre les mêmes idioties. Parce qu'enfin, si tu ne veux pas que tes vaches soient perturbées par le changement d'heure, tu n'es pas obligé de les faire changer d'heure, tu peux très bien rester sur un repère solaire. D'ailleurs ce n'est sans doute pas un hasard si beaucoup de gens dînent plus tôt en hiver qu'en été...

Et si tu veux nous faire croire que c'est le bien-être de tes vaches qui t'importe et non pas les possibles pertes de production de lait parce que tu n'es pas fichu d'adapter tes horaires, crois-moi ça nous fait bien rire. Parce que l'industrie laitière est une industrie de la souffrance. Les vaches ne se réveillent pas un jour en se disant "tiens, je vais faire du lait à partir d'aujourd'hui." Non. Une vache laitière, c'est une vache qui a porté un veau et c'est pour ce veau qu'elle a produit du lait. Mais on lui a enlevé son petit et on a décidé de l'épuiser à produire du lait ad vitam aeternam en pure égoïsme. En oubliant au passage que boire du lait de vache pour un être humain n'est pas ce qu'il y a de plus sain, quoi qu'on en dise.

Le deuxième truc qui m'agace, c'est cette grande vérité qui veut qu'il fasse nuit plus tôt (mon dieu quelle surprise!), et qu'en conséquence il y a plus d'accidents de la route. On nous ressert le couplet du cycliste qui doit porter des vêtements fluorescents pour être visible, du piéton qui doit faire doublement attention, faisant ainsi de la victime la coupable. Parce qu'enfin, s'il y a plus de voitures qui tuent des cyclistes ou des piétons, c'est peut-être quand même un peu la faute des voitures, non? 

L'industrie automobile est l'industrie la plus meurtrière que l'homme est inventée, mais curieusement tout le monde trouve ça normal et personne n'en parle, personne ne s'alarme du nombre de morts sur les routes. Comment en est-on arrivé à ce paradoxe? Plus il y a de morts sur la route, plus on demande aux gens d'acheter des voitures; cherchez l'erreur. Et maintenant qu'on invente des voitures silencieuses, je te raconte même pas comment le piéton va faire pour éviter ces engins de mort...

samedi 28 octobre 2017

Numéro Une

Emmanuelle Devos est une actrice que j'apprécie énormément. Je l'ai beaucoup aimée dans ce rôle de femme qui doit se battre dans un monde essentiellement masculin où tous les mauvais coups sont permis pour accéder à la présidence d'une grande entreprise du CAC40.

Cadre supérieure et membre du comité exécutif de son entreprise, brillante et efficace, on ne lui fait cependant miroiter comme avenir professionnel que le poste de DRH, parce que les Ressources Humaines c'est un poste où on accepte les femmes. Cette proposition indécente (accompagnée d'une main sur la cuisse déplorable) va la piquer au vif pour se lancer à la conquête de la tête d'une autre entreprise, avec le soutien d'un réseau féminin attelé à la promotion des femmes dans le monde du travail.

J'ai aimé autant le film que le sujet, c'est sans doute mon côté minoritaire (d'ailleurs si vous connaissez des réseaux qui s’attellent à la promotion des noirs dans le monde du travail, je suis preneur, parce que je n'en vois pas beaucoup dans les comités exécutifs des grandes entreprises, leur plafond de verre est encore plus bas que celui des femmes). Un film à mettre entre toutes les mains, avec l'espoir que ça suscitera des vocations auprès de celles qui pensent encore que c'est impossible et qu'elles doivent se contenter de la place qu'on veut bien leur laisser.


jeudi 26 octobre 2017

Semi Vincennes 2017

Dimanche dernier, 22 octobre, je courais le semi-marathon de Vincennes. L'année dernière sur ce même semi-marathon à Vincennes j'avais abandonné pour crampe, c'était la première fois de ma vie que ça m'arrivait, ça m'avait un peu perturbé. J'avais mis ça sur le compte d'un trop plein d'activité, d'un trop plein de sport, et d'un trop peu de course à pied. Je fais toujours autant de sport. En ce moment je vais quatre fois par semaine à la piscine, trois fois par semaine au Body Attack, et je cours difficilement plus d'une fois par semaine. Ça veut dire que je fais du sport tous les jours, et même si je varie les activités, je me demande parfois si je ne devrais pas en faire un peu moins.

Et puis la course à pied n'est plus vraiment mon sport prioritaire actuellement. Je continue à courir, mais c'est plus par habitude qu'autre chose. C'est de l'entretien, ce n'est pas de l'entraînement. Je n'essaie pas d'améliorer ma vitesse, je n'en ai plus le temps, je me contente de me stabiliser sur mon allure acquise. Essayer d'accélérer sur une longue distance, je ne m'en crois pas capable en ce moment. Aussi mon objectif sur ce semi-marathon était juste de le terminer, et si possible sans dépasser les 1h45, sans devoir prendre plus de 5 minutes pour courir un kilomètre. Etre en dessous des 1h40 me paraissait fortement improbable vu mon manque d'entraînement, un temps d'1h42 ou 1h43 serait juste parfait.

Il faisait 11 degrés ce dimanche matin, bien plus frais que la température que j'avais eu toute la semaine à Ibiza. Mais j'étais quand même décidé à courir en short et t-shirt, c'était largement supportable. De fait, je n'ai pas eu froid en courant, sauf quand le vent était de face, un méchant vent froid. Nous avons eu de la chance, il n'est pas tombé une goutte d'eau pendant la course.

Que dire? Ma course a été une course tranquille à allure régulière, j'ai essayé de garder la même allure sans prendre de risque. Grosso modo j'ai couru la première partie à 4m50 du kilomètre, la seconde à 5m du kilomètre, je me suis arrêté le temps de boire de l'eau au 10ème kilomètre et au 15ème, j'ai un peu flanché au 19ème kilomètre, et j'ai fini en 1h43m12. Rien d'extraordinaire, bien dans mes objectifs du moment. J'ai été un peu déstabilisé par le parcours modifié au dernier moment pour cause de plan vigipirate (on n'arrête pas le ridicule) et j'ai regretté de ne pas pouvoir sprinter sur la fin à cause des copeaux de bois pour combler les ornières boueuses sur lesquels j'avais tendance à déraper. Mais au final je suis satisfait de course.

Après j'ai été faire mon marché et je suis rentré prendre une douche bien chaude. Je me suis octroyé une petite sieste d'une heure sous la couette pour récupérer de ma courte nuit avant d'aller rejoindre un ami pour passer l'après-midi, ma vie ordinaire...

(classement général 1381/4534, classement catégorie V1M 369/905)