jeudi 12 janvier 2017

2016, sports

2016 n'aura pas été une année très sportive, avec des challenges qui resteront dans mon histoire. Pas de randonnée de 100km, pas de marathon ou de trail de 50km, une année très tranquille. Par contre j'ai été à la salle de sport en moyenne trois fois par semaine, je me suis entretenu au quotidien, mon corps a rarement été en aussi bonne forme. J'ai l'impression que vieillir me fait du bien.

Je ne randonne plus parce que je ne me sens pas toujours en sécurité quand je marche seul dans des endroits déserts que je ne connais pas. Je n'ai fait qu'une randonnée cette année, et c'était à Chantilly et dans la forêt autour, un parcours que je connaissais déjà, et j'étais avec un couple d'amis. L'état d'urgence dans lequel nous vivons depuis l'an dernier ne m'incite pas vraiment à sortir seul, les gens deviennent soupçonneux quand ils croisent un inconnu qui passe devant chez eux. Et j'évite les périodes de chasse parce qu'il y a beaucoup trop d'accidents avec ces gens armés en liberté.

En course à pied je n'ai couru que cinq petites courses de 10km, un semi-marathon, et les 20km de la Paris-Saint Germain que j'avais découvert l'année d'avant et où j'ai amélioré mon temps de cinq minutes. 2017 me verra t-elle courir de nouvelles distances? Je me suis inscrit au marathon de Paris, ça fait longtemps que je n'ai plus couru de marathon.

La grande nouveauté c'est que je me suis inscrit à un club de natation pour ré-apprendre à nager. Nager quand je suis à la mer est un tel bonheur que je me prends à vouloir un contact plus régulier avec la fluidité de l'élément aqueux, j'adore cette sensation du corps qui avance sans effort apparent en fendant les flots, j'adore la sensation de glisse, l'eau qui me frôle et me cède le passage. En 2017 je veux prendre l'habitude d'aller à la piscine plus régulièrement.


mardi 10 janvier 2017

2016, voyages

En 2016 je suis retourné en Espagne. J'ai découvert Malaga début février et j'ai apprécié qu'il y fasse doux, entre 18 et 20°. Au soleil c'est très agréable, je me suis même allongé sur la plage. C'était hors-saison, c'était un peu ville morte et on ne peut pas dire que la ville soit vraiment belle, mais certains endroits m'ont plus, comme la place de la Merced pour son côté place de village, l'église des Santos Martires, une église andalouse avec des azulejos à l'extérieur et des statues polychromes habillées et mises en scène à l'intérieur (je suis toujours rassuré de voir qu'ici Jésus a le cheveu noir et le teint très mat, contrairement aux blondinets longilignes qu'on trouve par chez nous), ou encore l'Alcazaba, le palais forteresse des gouvernants musulmans de la ville à l'époque où l'Andalousie était sous domination musulmane (j'ai apprécié le fait de trouver de l'eau à tous les étages, des fontaines aux pavements très travaillés, j'ai aimé les arches très ouvragées, les arabesques des plafonds, le travail sur le positionnement des pavés dans les cours et les escaliers).

J'y suis retourné le premier week-end de septembre, le temps d'une escapade pour me baigner. J'avais besoin de plage et de soleil. Malaga n'est pas une ville où il y a beaucoup de choses à visiter, on y va juste pour le soleil et la plage, ce qui en fait une destination pratique pour une courte durée, pour une parenthèse au soleil.




Pour mon anniversaire je suis retourné à Séville. Je l'avais découverte l'année dernière en avril et j'avais beaucoup aimé. Contrairement à Malaga, c'est une ville qui a du caractère, qui a une architecture, un patrimoine, une ville qui se visite. Et j'y goûte aussi la chaleur de son soleil, même au mois de mars. J'ai visité l'alcazar, ce palais forteresse à deux pas de la cathédrale, une série de bâtiments ordonnés autour de patios avec des jardins enfermés

De Séville j'ai pris le train pour passer la journée à Cordoue, c'est aussi la deuxième fois que j'y vais. Cette fois-ci j'ai visité les jardins de l'alcazar de la ville, d'une remarquable beauté, où on passe d'une allée majestueuse à un petit bosquet romantique, d'une suite de bassins où chuchotent les jets d'eau à des petits carrés potagers. 

Un autre jour j'ai pris le train pour découvrir Cadix, une ville qui a le charme des villes insulaires, ces villes centrées sur elles, protégées par des remparts et encerclées par les flots. J'ai beaucoup aimé.

Je suis retourné à Séville et Cadix début décembre, j'ai vu Séville avec ses lumières de Noël, j'ai pris un bain de soleil à Cadix. J'ai appris qu'on pouvait se baigner dans le Guadalquivir, je sais que je reviendrais encore et encore, Séville est une ville que j'aime beaucoup.




Comme ce qui devient une habitude, j'ai été à Ibiza une semaine en juin et une autre en septembre, toujours avec le même plaisir. C'est vraiment pour moi un endroit exceptionnel où je me déconnecte complètement, où je me repose comme nulle part ailleurs, où je suis zen, apaisé, tranquille. C'est vraiment devenu mon havre de paix.

Puis il y a eu Valencia, où je suis retourné fin septembre. Ce n'est pas ma destination préférée, c'est une ville que je trouve très tranquille, trop tranquille. Mais quand on cherche le soleil pour un grand week-end, c'est une destination proche de Paris en avion où on peut encore s'étaler sur la plage fin septembre début octobre. Et puis, il faut bien varier les plaisirs....

Malaga, Séville, Cordoue, Cadix, Ibiza, Valencia, voilà pour mes excursions espagnoles cette année. J'ai été trois fois à Madrid l'an dernier, mais pas cette année. L'année prochaine? Je voudrais profiter d'un séjour madrilène pour aller visiter Tolède. Je voudrais aussi découvrir Grenade. J'hésite à retourner à Barcelone, dont j'ai un souvenir mitigé. Et il y a Majorque aussi... Bref, en 2017 je vais probablement retourner en Espagne.

D'autant plus que mes progrès en espagnol me rendent maintenant complètement autonome. J'ai lu des romans en espagnol cette année (Mientras pueda pensarte, Cabaret Biarritz, La vida a veces, Contra el viento del norte, La vida iba en serio, Ultimo verano de juventud, El primer dia del resto de mi vida, Lo que encontré bajo el sofa), j'entends bien continuer en 2017. J'ai pour ambition de devenir complètement fluide en espagnol. Il y a toujours quelque part dans un coin de ma tête le projet un peu fou de tout quitter pour aller m'installer en Espagne.

samedi 7 janvier 2017

Cinéma, best of 2016

Mon année 2016 au cinéma? Je me rends compte que les films dont je garde un souvenir sont des films qui me posent des questions, rarement des films de simple divertissement. Voici mon TOP 10 de l'année:

1/ Le lendemain. Ce film a été un choc, un coup de poing. J'étais groggy en sortant de la salle, hagard, et j'ai mis plusieurs jours à m'en remettre. Que devient-on quand on a commis un crime, qu'on a été jugé, qu'on a purgé sa peine, et qu'on tente de se réinsérer dans la vie normale? Est-ce que la société est prête à nous accepter? Comment accepter qu'une victime recherche la compagnie de ses bourreaux plutôt que la solitude et la mise à l'écart? Comment résister au désir d'auto-justice?
2/ Moka. Sur le thème de la justice par soi-même à nouveau, peut-on accepter une mort sans coupable, doit-on se substituer à la justice pour traquer un assassin?
3/ L'origine de la violence. La question de la justice se pose aussi dans ce troisième film, même si ce n'est pas le thème central. C'est un film sur la recherche d'un passé inavouable, d'un secret de famille répugnant, et la dénonciation des horreurs de la guerre et de la petitesse des gens. Néanmoins il y a sous-jacente la question du jugement au temps présent sur des actes passés qui n'ont pas été jugés. Doit-on les absoudre ou les condamner?

Ces trois premiers films sont aussi en résonance avec l'actualité. Je suis fortement opposé à la peine de mort et j'entends régulièrement des gens qui feraient bien une exception dans tel cas ou tel autre. Ça me répugne et ça m'inquiète. Mon opposition à la peine de mort est totale, quelle que soit la faute du coupable ou de l'assassin. 
J'entends aussi de plus en plus des commentaires sur les jugements. Tout le monde se sent apte à juger lui-même et à dire ce qui est bien ou pas, les gens au bistrot du coin, sur les réseaux sociaux, et même les journalistes et autres médias. Cette dérive m'inquiète. Les juges sont des professionnels et il faut les laisser faire leur travail. Si leur jugement peut nous surprendre, peut-être que le problème se situe non pas au niveau du jugement mais au niveau de la loi qu'ils font respecter. Et qui édifie les lois? J'entends rarement la rumeur de la rue s'en prendre aux législateurs.




4/ La fille inconnue. Pour l'humanité de ce film qui manque tellement dans notre vie de tous les jours et pour la présence d'Adèle Haenel
5/ Free Love. Pour le besoin de justice. La sexualité des gens ne doit pas avoir d'impact sur leurs droits. Personne ne doit être discriminé pour sa sexualité.
6/ La fille du train. Pour le scénario si bien ficelé qu'il nous mène par le bout du nez, une belle leçon de manipulation. Si un film peut nous mener par le bout du nez, je vous laisse imaginer dans la vraie vie comment il est facile de nous influencer dans nos actes et nos pensées.




7/ Truman. Pour la force de l'amitié malgré l'épreuve du temps et de la distance
8/ Viva. Pour la difficulté à s'accepter et la force nécessaire pour se construire et s'affirmer en milieu hostile
9/ Carol. Pour Cate Blanchett, que je pourrais regarder pendant des heures sans me lasser
10/ Le fils de Jean. Pour la sobriété du jeu de Pierre Deladonchamps que j'aime beaucoup





Bonus / L'effet aquatique. Pour la poésie tellement rafraichissante de cet objet non identifié

vendredi 6 janvier 2017

Films vus en 2016

Le grand partage, de Alexandra Leclère. Avec Karin Viard, Josiane Balasko, Valérie Bonneton
Je compte sur vous de Pascal Elbé. Avec Vincent Elbaz, Ludovik, Julie Gayet, Zabou Breitman
Tangerine, de Sean Baker. Avec Kitana Kiki Rodriguez, Mya Taylor, Karren Karagulian
Carol, de Todd Haynes. Avec Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler, Sarah Paulson
The Danish Girl, de Tom Hooper. Avec Eddie Redmayne, Alicia Vikander, Ben Whishaw
Mistress America, de Noah Baumbach. Avec Greta Gerwig, Lola Kirke, Matthew Shear, Heather Lind
Les délices de Tokyo, de Naomi Kawase. Avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida
Free Love, de Peter Sollett. Avec Julianne Moore, Ellen Page, Dane Wells, Steve Carell
Je ne suis pas un salaud, d'Emmanuel Finkiel. Avec Nicolas Duvauchelle, Driss Ramdi
Zoolander2, de et avec Ben Stiller. Avec Owen Wilson, Penelope Cruz, Will Ferrell, Kristen Wiig

The Lady in the Van, de Nicholas Hytner. Avec Maggie Smith et Alex Jennings
Quand on a 17 ans, d'André Téchiné. Avec Corentin Fila, Kacey Mottet Klein, Sandrine Kiberlain
Brooklyn, de John Croxley et Paul Tsan. Avec Saoirse Ronan, Domhnall Gleeson, Emory Cohen
A Bigger Splash, de Luca Guadagnino. Avec Tilda Swinton, Ralph Fiennes, Matthias Schoenaerts
L'avenir, de Mia Hansen-Love. Avec Isabelle Huppert, Roman Kolinka, André Marcon, Edith Scob
High Rise, de Ben Wheatley. Avec Tom Hiddleston, Jeremy Irons, Luke Evans, Sienna Miller
Blind Sun, de Joyce A. Nashawati. Avec Ziad Bakri, Mimi Denissi, Laurène Brun, Yannis Stankoglou
Le chasseur et la reine des glaces, de C Nicolas-Troyan. Avec Chris Hemsworth, Charlize Theron
Everybody wants some, de Richard Linklater. Avec Blake Jenner, Zoey Deutch, Tyler Hoechlin
Nos souvenirs, de Gus Van Sant. Avec Matthew McConaughey, Ken Watanabe, Naomi Watts

Dalton Trumbo, de Jay Roach. Avec Bryan Cranston, Diane Lane, Helen Mirren, David James Elliott
Café Society, de Woody Allen. Avec Jesse Eisenberg, Steve Carell, Kristen Stewart, Blake Lively
Théo et Hugo..., d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau. Avec Geoffrey Couët, François Nambot
The nice guys, de Shane Black. Avec Ryan Gosling, Russell Crowe, Angourie Rice, Margaret Qualley
Boulevard, de Dito Montiel. Avec Robin Williams, Roberto Aguire, Kathy Baker, Giles Matthey
Julieta, de Pedro Almodovar. Avec Emma Suarez, Adriana Ugarte, Daniel Grao, Dario Grandinetti
De douces paroles, de Shemi Zarhin. Avec Rotem Zismann-Cohen, Tsahi Halevi, Assaf Ben-Shimon
Elle, de Paul Verhoeven. Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Christian Berkel, Anne Consigny
L'origine de la violence, d'Elie Chouraqui. Avec Stanley Weber, Richard Berry, César Chouraqui
Le lendemain, de Magnus von Horn. Avec Ulrik Munther, Loa Ek, Olivier Heilmann, Mats Blomgren

Love and Friendship, de Whit Stillman. Avec Kate Beckinsale, Chloë Sevigny, Tom Bennett
Truman, de Cesc Gay. Avec Ricardo Darin, Javier Camara, Dolores Fonzi, Javier Gutierrez
Viva, de Paddy Breathnach. Avec Hector Medina Valdés, Jorge Perugorria, Luis Alberto Garcia
L'effet aquatique, de Solveig Anspach. Avec Samir Guesmi, Florence Loiret-Caille
D'une famille à l'autre, de Anna Muylaert. Avec Naomi Nero, Dani Nefussi, Matheus Nachtergaele
Colonia, de Florian Gallenberger. Avec Emma Watson, Daniel Brühl, Richenda Carey, Vicky Krieps
Irréprochable, de Sébastien Marnier. Avec Marina Foïs, Jérémie Elkaïm, Joséphine Japy
Moka, de Frédéric Mermoud. Avec Emmanuelle Devos, Nathalie Baye, David Clavel, Diane Rouxel
L'économie du couple, de Joachim Lafosse. Avec Bérénice Bejo, Cédric Kahn, Marthe Keller
Toni Erdmann, de Maren Ade. Avec Sandra Hüller, Peter Simonischek, Trystan Pütter

Le fils de Jean, de Philippe Lioret. Avec Pierre Deladonchamps, Gabriel Arcand, Catherine de Léan
Victoria, de Justine Triet. Avec Virginie Efira, Vincent Lacoste, Melvil Poupaud, Laurent Poitrenaux
La fille inconnue, de Luc et Jean-Pierre Dardenne. Avec Adèle Haenel, Olivier Bonnaud
La fille du train, de Tate Taylor. Avec Emily Blunt, Haley Bennett, Rebecca Ferguson, Luke Evans
Sing Street, de John Carney. Avec Ferdia Walsh-Peelo, Lucy Boynton, Ben Carolan, Karl Rice
L'invitation, de et avec Michaël Cohen. Avec Nicolas Bedos, Camille Chamoux, Gustave Kervern
Polina, de Valérie Müller et Angelin Preljocaj. Avec Anastasia Shevtsova, Niels Schneider
Le client, de Asghar Farhadi. Avec Shahab Hosseini, Taraneh Alidoosti, Babak Karimi
Manchester by the sea, de Kenneth Lonergan. Avec Casey Affleck, Lucas Hedges, Kyle Chandler

mercredi 4 janvier 2017

Buffet au MAM

Ma dernière exposition en 2016 aura été cette rétrospective Bernard Buffet au musée d'art moderne ce dernier jour de l'année, par un temps gris et froid où la ville était plongée dans un brouillard qui en faisait une journée sans soleil. La peinture de Bernard Buffet découverte ce jour était à l'image du temps, une peinture grise qui ne respire pas la joie de vivre. Sa couleur principale est le noir, et même quand il rajoute de la couleur il arrive à nous la rendre triste. Ses personnages sont inexpressifs au mieux, ou blasés voire tristes.

Je suis partagé sur cette oeuvre. Il y a des choses que j'aime bien, des périodes auxquelles j'accroche, mais il y a aussi beaucoup de choses qui m'ont dégoûté ou laissé indifférent. J'aime son trait noir épais, j'aime la géométrie de certaines oeuvres, je n'aime pas quand sa peinture devient épaisse à l'excès, j'ai ignoré toute sa fascination pour la mort.

Je crois qu'il n'y a pas la moitié de ce que j'ai vu qui m'a intéressé. Mais c'est toujours intéressant de découvrir un artiste. D'ailleurs il est exposé à Montmartre également en ce moment, il faudrait que je le note dans mon agenda.







lundi 2 janvier 2017

Bazille (1841-1870) à Orsay

Exposition Frédéric Bazille au musée d'Orsay. Je ne connaissais pas plus de trois ou quatre tableaux de lui avant d'aller voir cette exposition, dont évidemment son Pêcheur à l'épervier (détail ci-dessous), les baigneurs de sa Scène d'été (détail sis-après), ou sa Réunion de famille. J'avais très envie d'en découvrir plus, je n'ai pas été déçu.

Une exposition bien orchestrée, avec des correspondances avec d'autres œuvres de son époque, je vous la conseille. J'ai aussi apprécié la lumière qui se dégage de cette peinture, même quand il peint des tableaux pratiquement tout gris comme le portrait de Pierre Auguste Renoir ci-dessous, un portrait tout simple mais que j'aime beaucoup.

J'ai aimé le soleil qui émane de ce simple paysage vide. J'ai aimé sa Jeune femme noire aux pivoines parce que, bah oui, il n'y a pas beaucoup de gens de couleur dans la peinture, on pourrait presque croire qu'ils n'existent pas.

La fin est un peu une surprise, quand on découvre à quel âge est mort Frédéric Bazille (28 ans!). Vu la profusion de son oeuvre et sa qualité, on se prend à rêver en imaginant tout ce qu'il aurait pu peindre en vivant un peu plus longtemps.