vendredi 16 mars 2018

Fallas 2018 (1)

Quand je suis sorti de la station de métro Ayora ce jeudi 15 mars en fin d'après-midi, à l'heure où le soleil n'est plus mais où il fait encore jour, ce n'était pas les cris des perroquets auxquels je m'attendais que j'ai entendus, mais le désagrément des pétards qui éclatent de partout. C'est la première fois que je viens à Valence pendant la période des Fallas, ça met tout de suite dans l'ambiance.

Ensuite rapidement tu constates qu'à chaque grand carrefour ou presque tu tombes sur une gigantesque construction de papier mâché (ou plus probablement de polystyrène ou une saleté du même genre) et que les rues sont parées de décorations lumineuses. Ce n'est pas Noël, mais c'est tout comme. Cette immense construction, c'est ce qu'ils appellent la Falla.

A l'origine les fallas étaient faites en bois, la tradition voulait qu'au sortir de l'hiver on faisait brûler les résidus de bois et de vieux vêtements, mais je n'en ai vu que très peu en bois et cette manifestation d'un point de vue écologique est tout de même devenue un gros désastre.

Et donc chaque quartier construit sa falla (en fait ils en construisent deux, une grande et une petite, celle des adultes et celle des enfants), c'est un concours et il y a un jury qui fait le tour de toutes les fallas pour choisir celle qui sera récompensée. A la fin elles seront toutes brûlées, sauf celle qui a gagné le prix. Il y a aussi un concours des décorations lumineuses et plein d'autres concours annexes (concours de paella par exemple, mais je ne suis pas suffisamment expert pour en dire plus).

Dans chaque quartier donc, il y a une rue qui est fermée à la circulation, avec la grande falla et la petite, les décorations lumineuses, et un espace réservé pour faire la fête, il y a un podium avec une sono, et un autre espace clos où les enfants font péter leurs pétards. Il y a aussi une tente fermée, réservés aux locaux, où se passent les concours de paella et où se reposent et se retrouvent tous les participants en costumes à la fête. En fait c'est toute une organisation, ces jours de Fallas sont le point d'orgue d'un événement qui aura été préparé toute l'année précédente.

Ce jeudi soir donc, j'ai pris le pouls de la ville, j'ai découvert cette frénésie en préparation, je suis passé voir la place de la Vierge où se dresse un grand échafaudage de bois appelé à être couvert de fleurs, j'ai assisté au superbe feu d'artifice tiré de la place de l'hôtel de ville, j'ai mangé des buñuelos de calabaza et bu de l'horchata. Temps doux et agréable, ça me change de l'éternel hiver parisien.






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