mercredi 7 février 2018

Barcelone 2018 (4)

Après la visite de la cathédrale de la Sainte-Croix, un autre édifice religieux était à mon programme, la basilique Sainte-Marie de la Mer. J'ai longé la cathédrale par la rue du Bisbe avec son pont couvert entre deux bâtiments jusqu'à la place Saint-Jacques où se font face la mairie de Barcelone et le palais de la Généralité. Le ruban jaune catalan était bien visible sur la façade de la mairie, comme sur beaucoup de bâtiments municipaux croisés dans la ville. La place est un peu froide et sans grand intérêt. Je suis parti vers le nord-ouest, j'ai traversé la via Laietana, et c'est comme si j'avais changé de pays. Dans ce quartier, le quartier de la Ribera, je me suis enfin senti en Espagne, ou dans l'idée que je me fais de l'Espagne que j'aime.

J'ai beaucoup aimé la clarté et l'espace dans cette basilique Sainte-Marie de la Mer. A l'opposé de la cathédrale de la Sainte-Croix pleine de dorures, de boiseries, et réservée à la monarchie et aux nantis, ici on est dans une église vide et dépouillée, une église du peuple. C'est un endroit où on a envie de se poser sur un banc pour respirer le calme, la zénitude, la plénitude. Je me suis senti bien dans cette église, j'ai aimé son austérité. Mais je n'ai pas trop eu le loisir de m'y attarder, l'heure de la fermeture approchait.

Je suis donc sorti par la porte de côté, l'entrée principale étant maintenant fermée, sur une place bordée de petits commerces où je me suis dit qu'il doit faire bon flâner à la belle saison. Mon objectif suivant était le musée Picasso, dans une petite rue juste derrière la basilique. Je ne m'attendais pas à y trouver grand chose, sachant que c'est un musée qui retrace l'évolution de l'artiste en partant de ses œuvres de jeunesse, œuvres qui n'ont pas grand chose à voir avec ce qu'on connait de l'artiste.

Effectivement, je ne me suis pas attardé dans certaines salles du musée où rien ne captivait mon regard. Par contre j'ai beaucoup apprécié les deux grandes salles réservées à son travail sur le tableau de Vélazquez, Les Ménines. Exécutée à la même période, il y a aussi toute une série dans une pièce adjacente sur Los pichones (les pigeons). A mes yeux ces trois salles valaient le détour, même si elles ne correspondent pas vraiment à ce qu'on connait de l'artiste. Et il y a aussi le portrait de son ami d'enfance, Jaume Sabartes, qui voulait un portrait avec fraise et chapeau à plume comme à la cour du roi Philippe II, un portrait plein de poésie et d'amitié.







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