mardi 23 janvier 2018

Madrid (38)

En sortant de mon hôtel à côté de la place du Callao, j'ai eu la bonne surprise de voir qu'il ne pleuvait pas ce dimanche matin, c'était la bonne nouvelle du jour. Par moments même le ciel était complètement bleu, et ça faisait du bien. Du coup la doudoune paraissait presque de trop, mais le prochain passage à l'ombre nous rappelait tout de même qu'on était bien en hiver. Je voulais aller au musée des Beaux-Arts, mais avant j'ai fait un très grand détour pour profiter du bleu intermittent du ciel. Je suis parti vers le nord, j'ai remonté la rue Hortaleza, je me suis promené dans le Chueca tranquille du dimanche matin, j'ai remonté jusqu'à la rue de Genève pour bifurquer vers la place Christophe Colomb. Je suis redescendu par le large paseo de los Recoletos, son kiosque à fleurs et ses bassins d'eau, jusqu’à la place de la Cibeles. J'ai remonté la rue d'Alcala, fait encore un petit détour pour passer par la petite place du Roi que j'aime beaucoup, puis me suis dirigé vers le musée des Beaux-Arts.





C'est ma deuxième visite dans ce musée des Beaux-Arts mais j'y retrouve avec plaisir les tableaux que je connais déjà, la petite salle avec les Gréco, le Christ en croix d'Alonso Cano, le Saint Antoine de Ribera, la Suzanne et les Vieux de Rubens, et bien d'autres encore. Il y a aussi toute la partie dédiée à la sculpture où mes yeux se repaissent de mollets saillants, de biceps gonflés, de barbes ciselées, de fesses galbées, de visages tordus par la douleur, la joie, la peur ou le vide inexpressif. Je suis toujours admiratif quand je me dis qu'au départ il y avait juste un caillou, un bloc de terre, une masse informe qui, à force de patience et avec beaucoup de soin et de minutie, s'est transformé en une oeuvre qui a traversé le temps, les âges, les siècles, pour témoigner encore dans notre présent et dans des présents à venir d'une intention morte depuis longtemps mais devenue immortelle.





Dehors il fait toujours beau, je fais une dernière promenade dans la ville, je repasse par la Puerta del Sol, la Grand-Place, la place de la Ville, les jardins devant le palais royal... Mais le temps passe, il me faut me hâter vers la gare d'Atocha pour prendre la navette vers l'aéroport. A quand mon prochain séjour à Madrid? Il faut absolument que je retourne à Tolède, je n'ai toujours pas été visiter le site de San Lorenzo de El escorial et il y a encore tellement de facettes de la ville que je n'ai pas découvertes...





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