lundi 8 janvier 2018

2017, sports

Je crois que dans mon histoire sportive je retiendrais surtout que 2017 a été l'année où j'ai appris à nager. A la rentrée d'octobre l'année précédente, je m'étais inscrit à un club de natation, parce que j'adore nager, être dans l'eau, et je trouvais dommage de ne nager que quand je suis en vacances au bord de la mer. Et je savais qu'aller à la piscine tout seul ne serait pas suffisant pour me motiver, il est bien souvent impossible de nager tranquillement à la piscine.

Les premières séances ont été mortifiantes, j'ai découvert que je ne savais pas nager. Je n'ai jamais appris à nager à l'école, je n'ai jamais eu de cours de natation, mais j'ai grandi au bord de la mer et j'allais à la plage tous les dimanches, je pensais savoir nager. Mais je porte des lunettes depuis l'enfance, et j'ai toujours nagé la tête hors de l'eau. Quand on m'a dit de mettre la tête sous l'eau à la piscine, ça a été catastrophique. Et on respire comment la tête sous l'eau?

Il m'a fallu quelque temps pour réaliser qu'on pouvait ouvrir la bouche sous l'eau sans se remplir d'eau, qu'on pouvait expirer sous l'eau en toute sécurité. Après ça a été beaucoup plus facile... Le 11 mars je nageais pour la première fois 1km de crawl sans m'arrêter, le 19 avril je nageais 1500m, le 24 mai 2km. Début juillet, à la dernière séance du club avant la pause des vacances scolaires, je pouvais faire un bilan positif. Je sais nager le crawl, j'enchaîne les longueurs avec délectation, mon dos crawlé est correct, et je vais à la piscine plusieurs fois par semaine. Par contre je ne maîtrise pas du tout le mouvement de pied de la brasse et mon papillon est épuisant. Il y a encore de belles marges de progression!

L'été n'a pas été une période de pause, j'ai continué à aller à la piscine au moins trois fois par semaine, nageant à chaque fois au minimum 2km. Il m'est arrivé de pousser à 2,5km ou 3km, jamais plus, il faut que ça reste un plaisir. Il y a eu des épreuves de natation dans le bassin de la Villette, j'ai découvert la joie de la nage en eau vive. Le 18 juin je nageais une course de 1km dans le bassin en 29 minutes. A l'époque c'était un quasi exploit pour moi, j'étais très content de moi. Je suis conscient aujourd'hui que je suis capable de faire beaucoup mieux. Le 3 septembre il y a eu une autre épreuve dans le bassin de la Villette, un 1250m que j'ai nagé en 30m27.

Puis il y a eu la rentrée d'octobre, je me suis ré-inscrit au club de natation. J'y vais trois fois par semaine, je nage deux fois par semaine seul à la piscine. Je mesure régulièrement mes progrès, je prends chaque jour conscience de mes marges de progression, je deviens de plus en plus conscient de ce qui est améliorable, des petites choses auxquelles je ne faisais même pas attention avant. Fin 2017 je ne maîtrise toujours pas le mouvement de pied de la brasse, ça me désole. Mais le reste va beaucoup mieux, même nager le papillon devient agréable.

Une autre chose découverte en 2017, c'est que je ne crains pas l'eau froide, je n'ai pas besoin d'une eau à 20° pour nager. Je me suis baigné à Cadix le 2 avril, à Malaga le 1er mai, à Ibiza le 8 mai, à chaque fois j'étais le seul nageur dans l'eau. Fin octobre à Ibiza il n'y avait pas grand monde dans l'eau non plus, et à Benalmadena ou Torremolinos début décembre les gens qui me voyaient dans l'eau me prenaient un peu pour un fou. Je pense que si je vivais là-bas je pourrais m'y baigner toute l'année.

Je ne randonne plus, je ne me sens pas suffisamment en sécurité pour aller randonner seul, je trouve que mon pays est devenu dangereux pour les gens de ma couleur de peau (je sais que beaucoup de gens ne peuvent pas comprendre ce sentiment, mais c'est ainsi. On ne peut pas comprendre le racisme et la xénophobie tant qu'on n'y a pas été soi-même confronté). C'est pénible à écrire, mais je ne me sens pas en sécurité dans mon propre pays. Il y a eu la Bourges-Sancerre cependant en février, départ de Bourges à minuit, une randonnée nocturne. Je l'avais marché à deux en 2014, 57km marchés en 13h30, je m'étais promis de la refaire un jour seul, pour voir ce dont j'étais vraiment capable. Cette année le parcours ne faisait que 54km, je les ai marchés en 10h30. Refaire une tentative dans 3 ou 4 ans?

Je ne cours plus beaucoup, on ne peut pas tout faire en même temps. Entre la natation cinq fois par semaine et la salle de sport trois fois par semaine, il ne reste plus beaucoup de place pour aller faire un jogging. En fin d'année je me suis ré-inscrit dans mon ancien club de course à pied pour me forcer à aller courir au moins une fois par semaine, on verra si c'est efficace. Il y a eu quelques courses cependant en 2017, la force de l'habitude. Il y a eu des 10km pratiquement tous courus au temps tranquille de 47 minutes, deux semi-marathons courus en 1h43 (même sur cette distance j'arrive à être régulier, je ne force pas!) et un marathon. Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas couru un marathon, j'ai voulu m'y remettre. J'ai terminé très difficilement le marathon de Paris en tout juste 4 heures et avec une cheville qui avait doublé de volume et m'a mis au repos forcé pendant quelques semaines. Voilà ce que c'est que de se lancer sur une distance aussi longue quand on ne court pratiquement plus...

En résumé en 2017 j'ai surtout nagé, et je compte bien continuer en 2018. C'est une discipline qui, du fait d'être pratiquée en apesanteur, n'a pas d'impact négatif sur mon vieux corps de bientôt 50 ans. En plus on ne sent pas la fatigue en nageant, la fraîcheur de l'eau nous booste en permanence. Et j'adore cette sensation de purification et de nettoyage émotionnel que me provoque le fait d'être immergé. Je ne suis peut-être pas né sous le signe des poissons par hasard.


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