samedi 16 décembre 2017

Malaga (12)

Maintenant que je connais Malaga suffisamment bien et que je m'y déplace sans avoir besoin d'un plan pour m'orienter, je commence à découvrir la région. Avant de partir, j'avais vu qu'il y avait un réseau de Cercanias, ce qui correspondrait chez nous au RER, avec deux lignes dont une qui longe la côte jusqu'à Fuengirola. C'est cette ligne que j'ai décidé d'explorer. Première étape de mes explorations: Benalmadena.

La gare du train est tout en haut du village, un village construit sur un flanc de montagne. En sortant de la gare, j'ai pris la direction de la mer, j'ai descendu la pente. Avenue Blas Infante, rue Vega, rue Datil, des rues en pente raide désertes, on sent bien qu'on est hors saison, même les rues piétonnes sont vides. Avenue Gandhi, vision surprenante d'un énorme bouddha doré, avenue Rocio Jurado, une pente toujours aussi raide, je me dis qu'au retour la montée sera plus longue. Enfin j'arrive sur le bord de mer, un bord de mer qui semble sans fin, à hauteur d'une construction rouge immanquable devant moi, le château El Bil Bil, un petit musée d'art musulman fermé à cette époque de l'année.

Je descend sur la plage. Il ne fait pas spécialement beau ni chaud, mais je me dis qu'allongé au soleil à l'abri du vent on doit être bien. Il n'y a personne sur le sable et la raison est évidente, il y a un vent désagréable qui fait voltiger le sable de façon très agressive. J'avance jusqu'à la mer et enlève mes chaussures, retrousse mon bas de pantalon. L'eau est un peu froide, mais mes pieds s'y habituent vite, je marche le long de la baie.

Je marche, je marche, la baie est infinie. J'ai une très forte envie de me baigner, mais il n'y a vraiment personne et j'aurais l'impression de me donner en spectacle. Déjà que je suis le seul à mettre les pieds dans l'eau! Finalement, j'arrive au bout de la baie, aux abords du port, il est temps de faire demi-tour. Sur le retour, je finis par croiser une famille dont le mari se baigne. La tentation est trop forte, cinquante mètres plus loin je me suis mis en maillot de bain et je suis rentré dans l'eau. Elle est froide, certes, mais on s'y habitue très bien. Par contre la crainte de croiser l'une de ses énormes méduses gélatineuses vues précédemment me refroidit un peu, je ne reste dans l'eau qu'un petit quart d'heure. Et puis le ciel est gris et le vent fort désagréable. Evidemment quand je sors de l'eau je dois supporter le regard de tous ces gens qui se demandent qui peut être assez fou pour se baigner dans une eau qui doit être environ à 16°.Je me rhabille et longe la plage sur la jetée jusqu'à mon point de départ.

Puis je remonte la pente raide vers le centre ville et la station de train. L'avenue Federico Garcia Lorca est longue, le vent est froid, je remets ma doudoune. Sur mon chemin je fais un détour par un parc où je suis surpris de voir plein de poules et de coqs en liberté, ainsi que quelques lapins domestiques. J'arrive enfin dans la partie centrale, le centre historique de la ville. Les rues piétonnes et les places sont désertes et ne donnent pas envie de s'y attarder pour prendre un verre en bouquinant. Je reprends le métro pour Malaga. Benalmadena j'y reviendrai peut-être, mais à la belle saison.








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