vendredi 22 avril 2016

Le printemps à Paris (1)

Paris est une ville et donc un univers bétonné. Je regrette de ne pas y trouver plus de verdure, même si je constate que depuis le changement de maire il semble y avoir une réflexion sur le sujet. Ça n'a pas empêché cependant que la nouvelle place de la République soit un grand espace complètement bétonné, alors qu'on avait très certainement la place d'y planter quelques arbres.

Après l'hiver et sa végétation moribonde, le printemps est une période de renaissance, d'éclosion, de retour à la vie. Paris est une ville de béton, mais on y trouve tout de même des parcs et des petits jardins ouverts au public. Pour les amoureux de la nature, c'est une occasion de se connecter au vivant assez facilement, à condition de garder l’œil ouvert et de regarder autour de soi. Beaucoup de gens sont insensibles au bourgeon qui se manifeste sur une branche ou à l'oiseau qui piaille dans une haie.

Au début du printemps, après les précoces primevères qui supportent bien les jours de gel, il y a l'éclosion de jaune des jonquilles et des forsythias qui nous rappelle le soleil qui n'est pas dans le ciel. C'est le moment pour aller faire un tour au jardin de Bagatelle, où les pelouses sont des tapis de jonquilles à perte de vue. Attention, la période de floraison est courte, il ne faut pas la manquer.

Quand on n'a pas le temps d'aller jusqu'à Bagatelle, qui est tout de même tout au bout du bois de Boulogne, on peut croiser en ville des parterres où l'euphorbe a pris sa place. Plus précoce qu'en forêt, ses bouquets de fleurs verdâtres offrent un autre éclat de soleil les jours de pluie.

Le printemps, c'est aussi la floraison très brève des cerisiers. Quel endroit plus magique que les jardins Albert Kahn pour s'offrir un moment de dépaysement exotique et sacrifier au rite de contemplation du sakura? Là aussi, il faut être à l’affût, car les feuilles ont vite fait de pousser les fleurs et d'amoindrir le plaisir visuel de ces branches couvertes de fleurs.

Avez-vous remarqué? Tout va plus vite au printemps. Il suffit d'un petit radoucissement des températures, d'un petit jour de soleil, et hop, pratiquement du jour au lendemain, les arbres décident qu'ils peuvent ouvrir leurs feuilles et se couvrent d'un vert saisissant. La veille tout était gris, et aujourd’hui les rangées d'arbres montrent un vert tendre en devenir, un vert qui annonce celui plus dur qui nous abritera les jours de soleil.

Dans les jardins, les abeilles butinent et les pelouses qui étaient en repos sont à nouveau accessibles, le parisien avide de soleil peut à nouveau s'y allonger pour profiter des températures plus agréables, et les sportifs saisonniers se remettent à courir en pensant au corps qu'ils voudraient montrer sur les plages estivales.






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