mercredi 6 avril 2016

Dimanche à Chantilly

Dimanche la météo annonçait un temps exceptionnellement beau pour la saison, ça tombait bien, j'avais prévu une petite randonnée à Chantilly avec des amis. Au programme: visite du château et du parc, marche en forêt jusqu'aux étangs de Commelles. C'est toujours un plaisir pour moi de marcher dans cette forêt, ça me rappelle mes années adolescentes, le début de la rébellion et des premières excursions solitaires, le début de ma prise d'indépendance.

Nous avons commencé par la visite du musée, où je n'étais pas retourné depuis de nombreuses années. J'oublie toujours que Chantilly n'est qu'à une demi-heure de Paris, je n'ai pas suffisamment le réflexe de m'évader en dehors de la ville et de sa petite banlieue. Pourtant le musée est magnifique et possède de très belles collections, je m'étonne de ne pas y voir plus de touristes. Raphaël, Poussin, Delacroix, Corot, Watteau, Van Dyck, Ingres, Cosimo, le choix présenté est vaste. J'avoue un faible pour la salle des Clouet et sa petite centaine de portraits. En dehors des salles réservées à la peinture, il y a aussi les salles de vie, la grand salle de banquet avec ses tapisseries, les petits salons et autres boudoirs, et bien sûr la fameuse singerie.

Anecdote du jour, je sais maintenant pourquoi il y a si peu de meubles dans les châteaux en général et qu'on a bien souvent l'impression de grands espaces vides. Un guide expliquait qu'à l'époque les nantis qui possédaient plusieurs châteaux se déplaçaient constamment au cours de l'année et voyageaient avec leurs meubles, leurs coffres, leurs armoires, leur vaisselle, etc.

Après environ deux heures dans le musée, nous sommes partie à l'assaut du parc, un espace tellement immense que je n'en connais pas les limites exactes. Il y a des parties bien définies (le jardin anglais avec son île d'Amour et son temple de Vénus, les parterres à la française de Le Nôtre, le jardin chinois, le hameau avec ses petites maisons à colombages, le labyrinthe) et il y a une immense partie boisée un peu plus sauvage dont le sol était couvert de jonquilles.

Nous avons poussé jusqu'à l'enclos des kangourous, où je savais qu'il y avait un jeune kangourou albinos qui était né depuis la dernière fois que j'étais venu, mais le jeunot avait choisi de rester à l'intérieur de sa cabane, allongé paresseusement sur le sol, ce n'était qu'une masse blanche qui levait de temps en temps la tête en se demandant qui étaient ces intrus. Nous nous sommes contentés de la douzaine de kangourous moins paresseux qui gambadaient dehors et avons eu le bonheur de découvrir qu'une femelle avait dans sa poche une petite boule dont ne dépassait que les oreilles.

Puis nous sommes sortis du domaine du château pour aller marcher en forêt jusqu'aux étangs. Le tapis forestier était par moment couvert de jonquilles, ça faisait longtemps que je n'en avais pas vu autant. Ce fut une belle promenade.






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