samedi 30 avril 2016

Blind Sun

Il porte un nom qui n'est pas d'ici. Ses papiers ont pris l'eau, il est arrivé à la nage, c'est un migrant. Il essaie de s'intégrer, mais on ne veut pas de lui. Il a réussi à trouver un emploi de gardien dans une maison appartenant à des expatriés, il garde leur maison pendant qu'ils sont en vacances. Nous sommes en Grèce, c'est l'été, il fait très chaud. L'eau est rationnée, le climat est aux émeutes.

La musique du film crée un climat tendu, on sent qu'il va se passer quelque chose. C'est très bien fait, l'angoisse monte, il y a des coupures d'eau étranges, des ombres qui passent, il se sent observé, menacé.

Mais rien ne se passe, et c'est un peu le problème de ce film. Les images sont belles, l'acteur principal est beau et plait aux dames, la musique crée une tension, puis rien. C'est la fin du film, et il repart à la nage sans qu'il ne se soit vraiment rien passé.

C'est un peu déroutant, presque décevant, même si on comprend que le message du film n'était pas celui qu'on attendait. Le compositeur de la musique du film se serait-il trompé de genre en nous jouant de la musique de film d'horreur sur un film qui n'est pas un film d'horreur? C'est dommage, parce que du coup le message sur le traitement des migrants et le peu d'humanité des gens passe complètement à l'eau.


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